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Vie privée de la famille princière

Publié le : 11/10/2017 17:24:56
Catégories : Presse | Journalisme

Vie privée de la famille princière

Mariage princier, un évènement public  

 

Droit au respect de la vie privée de la famille princière  : La célébration civile du mariage du fils de la princesse Caroline de Monaco constitue bien un élément légitime d'information du public, qui a été officiellement annoncé par le Palais Princier de Monaco.  Toutefois, l'article de presse en cause dévoile et commente de nombreux détails concernant la réception suivant le mariage (date, lieu, organisation, invités) ainsi que les sentiments attribués aux participants, ce qui caractérise une atteinte au respect dû à la vie privée même si ces atteintes ne sont pas particulièrement intrusives.

 

En revanche, il est exact que ne peut être considéré comme attentatoire à la vie privée, au regard de l'annonce faite par la principauté de leur mariage à venir, et de la notoriété d'Andréa CASIRAGHI, le fait :

- d'évoquer l' âge des futurs mariés, élément de leur état civil,

- de préciser que leur relation dure depuis sept ans,

- de rappeler ce qui a été dit au magazine américain People au sujet de ce mariage, à savoir qu'il s'agira d'une « cérémonie privée », - de souligner que le couple est « stable » et que leur mariage est une bonne nouvelle pour Caroline CASIRAGHI, la mère d'Andréa CASIRAGHI,

- d'indiquer que celle-ci est « ravie » de leur union.

En revanche, indiquer que les deux époux se sont rencontrés « au lycée de Fontainebleau », et ont été présentés l'un à l'autre par « Charlotte », la soeur d'Andréa, constitue une atteinte à leur vie privée, s'agissant d'éléments entrant dans la sphère de leur intimité sentimentale, sur lesquels il n'est pas allégué qu'ils se seraient publiquement exprimés.

 

Droit à l’image des personnes publiques

 

Par ailleurs, la publication de presse en cause reproduisait des clichés photographiques pris dans un lieu privé, s'agissant des clichés les représentant lors de la réception des invités après la cérémonie, ainsi que celui pris alors qu'ils se trouvent dans une voiture ; la société éditrice présentait  lesdits  clichés par la mention « photos exclusives » ce qui ne laissait guère de doute sur sa conscience de l'illiceité de la  publication. La publication sans autorisation de clichés pris clandestinement dans des lieux privés porte atteinte non seulement au droit à l'image des époux princiers mais également au respect dû à leur vie privée.  

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